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  • Comme un mauvais "sons et lumières"

    Quelle déception. Le spectacle s'annonçait bien, j'étais toute heureuse d'abandonner mon écran d'ordinateur pour une chouette soirée. L'introduction était beaucoup trop longue, mais il y a eu pas mal de mouvements, ce qui semblait annoncer une suite agréable. On se prend à rêver, 'ça va être grandiose'. Et puis, finalement, la patience n'est pas une mauvaise chose, ça commence. Des jeux de lumières. Des flashs. Mais pas de bruit. Etrange. Un "sons et lumières" sans aucune musique, c'est un peu de l'arnaque. Mais l'optimisme est là, alors, on espère que tout peut encore arriver. Finalement, comme un tambour, ou un orchestre sous acide, ça commence à se manifester. Une ou deux déflagrations impressionnantes, comme un bouquet final bien avant le tomber de rideaux. L'eau a fait son entrée dans ce triste numéro pseudo artistique. J'aurais regardé celle qui s'égoutte de ma douche, ça aurait été la même chose. Décevant. Quel ennui. Tout est ensuite devenu de plus en plus calme. Pas la moindre surprise, pas de péripétie. Je m'attendais à un grand moment, j'aurais voulu être impressionnée. Mais non.

    Je quitte la fenêtre des yeux. Pas besoin de scruter le ciel plus longtemps. Cet orage était nul ! 

     

    (texte à retravailler je pense) 

  • Jonathan Coe - Bienvenue au Club

    medium_bienvenue.jpgIl fallait bien que je me remette un peu à de vrais romans. C'est chose faite avec celui-ci qui stagnait sur ma table de nuit depuis des mois. Je ne sais même pas pourquoi, parmi la montagne de livres qui s'empilent, j'ai choisi Bienvenue au Club. Je l'avais acheté en même temps qu'un autre du même auteur, Testament à l'anglaise, que je n'ai toujours pas fini. Je n'arrive pas à accrocher à l'histoire, ça me casse les pieds. Je le reprendrai à l'occasion. Bref.

    Bienvenue au Club dépeint la vie à Birmingham de quelques adolescents au début des années 70, à l'époque des syndicats, grèves et autres révoltes. Des destins croisés, des personnages plutôt simples, aux aspirations diverses. Et puis, des drames.

    Je ne sais pas trop si j'ai aimé ce livre. Je l'ai lu en deux ou trois jours, je ne me souviens plus, mais hier, j'ai lu plus de la moitié d'une traite. Je n'avais pas spécialement envie de savoir ce qu'il allait advenir de ces jeunes. Je ne suis pas certaine d'acheter la suite quand elle sortira en poche. Je reconnais qu'il se lit assez bien, que la période que je ne connais pas vraiment, est plutôt intéressante. Mais, une impression étrange m'empêche vraiment d'aimer. Je ne sais pas, c'est ainsi. La fin est affreusement écrite, dans le sens où c'est un long monologue sans point. Plusieurs pages sans un seul point, seulement des virgules. La tirade a eu du mal à passer, j'ai sauté pas mal de lignes...

     Mais malgré tout, il y a un passage qui m'a marqué. Au tout début. Un instant idyllique, décrit parfaitement, qui se termine de façon horrible. ça m'a réellement choqué, parce que l'auteur avait tellement bien réussi à nous évoquer ce moment de bonheur intense que le drame qui y met fin est tout simplement bouleversant. Et finalement, c'est peut-être ça qui m'a fait lire ce livre si vite. Pour savoir ce qu'il s'est vraiment passé.

    Un roman qui se lit mais qui ne me semble pas un chef d'oeuvre. C'est comme la météo en Angleterre, une ambiance très "grise". 

     

    Résumé :

     « Essaie d’imaginer les Yardbirds s’accouplant avec Ligeti dans les ruines fumantes de Berlin divisé. » Dans les années soixante-dix, à Birmingham, un groupe d’adolescents fait l’expérience des nouveaux courants musicaux en vogue, de la révolte et de la sexualité. De la lecture de Sounds aux envies de jouer les guitar heroes, de la terreur des filles aux premières prises de responsabilités, Benjamin, Doug, Claire, Steve, Cicely, Philip et les autres font leur apprentissage de l’existence. Sur fond de grèves d’usines, de conflits syndicaux, de lutte de classes, de montée du thatchérisme, d’intensification de la répression policière et de retour en force de l’extrême droite, Jonathan Coe tisse une savoureuse histoire d’amitiés, d’amour, d’expériences heureuses, de rires incontrôlables, de prédictions folles, mais également de déconvenues, de drames, de pleurs et de grincements de dents. Ni pensum historique, ni retour en arrière nostalgique, Bienvenue au club s’attache à rendre compte des réalités mouvantes de la société britannique de la seconde moitié du vingtième siècle. Riche d’adolescents hauts en couleurs et de folles embardées, cette fresque hantée par l’histoire politique complexe de nos voisins d’outre-Manche est un bonheur de lecture inégalé.

  • The Raconteurs - Broken Boy Soldiers

    medium_raconteurs.jpgDernier investissement en date, Broken Boys Soldiers des Raconteurs. Le nouveau groupe de Jack White, des White Stripes. Cela faisait un bon moment que j'adorais leur tube Steady As She Goes, mais les rapides écoutes du CD ne m'avaient pas spécialement marquée. Pourtant, impression étrange devant ces dix chansons que je ne retenais pas, j'étais persuadée que j'achèterai un jour ce CD, qu'il était indispensable à ma discothèque. Je m'y suis remise jeudi soir, et à force de l'écouter en boucle, je suis allée l'acheter vendredi midi. C'est un excellent album, peut-être un peu court, on en attendrait plus, devant une telle qualité. Ce qui est étonnant, c'est le son. Sorti d'une autre époque, plusieurs décennies avant la notre. Je n'ai pas encore tous les titres en tête, mais j'ai quand même sorti du lot Broken Boy Soldiers. Mais rien n'est à jeter, les morceaux sont assez variés.

    Et puis, il y a la huitième chanson de l'album qui m'interpelle. Yellow Sun. Elle me met mal à l'aise, même si elle est super. Je ne sais pas qui chante mais c'est quasiment exactement la voix de George Harrison, ex-Beatle, que j'adore par dessus tout. Troublant...