mercredi, 02 avril 2008
Rebelles

J'ai eu l'occasion de découvrir en avant-première ce roman - Rebelles-, best-seller aux USA. Anna Godbersen met en scène l'univers des bonnes familles de Manhattan au 19ème siècle, centré sur le destin d'Elizabeth Holland. Histoires d'amour, d'amitié, trahisons et j'en passe, ce livre devrait plutôt satisfaire les plus jeunes. Même si le livre se lit facilement, et que les personnages sont suffisamment attachants, il manque peut-être un contenu parfois plus mature. L'histoire se tient, je n'avais pas envisagé la fin (dont on a l'avant-goût dès la préface) mais d'autres m'ont dit qu'elle était évidente. Il existe pire, mais je m'interroge sur les critères qui ont fait vendre autant ce livre outre-atlantique...
En fait, la seule chose qui me semble vraiment intéressante dans ce livre, c'est sa suite. On a suffisamment l'eau à la bouche avec la fin du roman qu'on attend malgré tout de savoir ce qu'il adviendra de certains personnages.
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lundi, 18 février 2008
Rebelles
16:30 Publié dans Livres, Test | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Rebelles
mardi, 08 mai 2007
Amélie Nothomb - Acide Sulfurique
11:05 Publié dans Coup de coeur littéraire, Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Amélie Nothomb, Acide Sulfurique
mercredi, 25 avril 2007
Phillipe Besson - Se Résoudre Aux Adieux
D'habitude, quand je vais à la Fnac, je note le titre des livres qui semblent sympathiques, je fais des recherches ensuite sur internet et si ça se révèle positif, j'achète. Pour ce roman de Philippe Besson, que je ne connaissais pas du tout, il en a été tout autrement. La faute au titre. Je déambulais dans les rayons, prête à aller payer pour l'album Carmin de Daphné, quand mon regard a croisé un présentoir. Je ne regarde jamais les formats non-poche. Sauf lundi. La couverture offre à voir une peinture, une femme aux cheveux noirs et courts, sur un fond vert d'eau. Mais surtout, c'est le titre qui m'a attrapée. Se résoudre aux adieux. Mon coeur en a été tout retourné et ma curiosité m'a fait lire la quatrième de couverture. Puis le début du roman. Jolie claque que je me suis prise dès les premières lignes. J'aurais pu écrire tout ça. Ne pouvant décemment pas dévorer le livre sur place, je l'ai acheté. 18€, ça fait mal à mon porte-monnaie maladif. Mais bon, ça m'intriguait trop pour que je parte sans. Résultat, en deux jours, à peine, j'avais tout lu. Je suis bluffée par la plume de Besson, qui met en scène une femme dans toute son intimité, dans sa réflexion et sa souffrance. J'ai moins été touchée par les descriptions des lieux, mais dès qu'elle parle de la difficulté à tourner la page, à s'exiler pour fuir les souvenirs, à s'interroger en vain devant un mur de silence, je me suis retrouvée, et inconsciemment, ça rassure. Et c'est si joliment exprimé que ça touche autant que ça peut faire un peu mal. Je n'ai pas pour habitude de parler de ma vie privée sur Déambulations, mais je voudrais finir sur la touche d'espoir que m'a donné ce roman. On ne voit pas arriver certaines choses qui nous laissent presque à terre, on ne sort pas indemne d'une rupture, et moi, je n'ai pas su gérer la mienne correctement. Avec ce livre, je suis enfin prête à accepter de laisser le temps faire les choses et d'espérer que la vie repartira de plus belle, parce que j'ai encore beaucoup de choses à accomplir.
Quatrième de couverture :
"Je me perds facilement dans cette ville rongée par la mer, au long de ruelles dont je ne mémorise pas les noms.Si tu me voyais errer au milieu des ruines, tu ne me reconnaîtrais pas. "
De Cuba, d'Amérique ou d'Italie, une femme écrit à l'homme qu'elle aime et qui l'a quittée. Mais ses lettres restent en souffrance.
Philippe Besson, l'auteur de En l'absence des hommes et L'Arrière-Saison, dit les liens dénoués, les exils illusoires, les deuils à accomplir et l'infatigable espérance.
Résumé :
Lorsque l’homme qu’elle aime la quitte pour une autre femme, Louise décide de fuir Paris. Mais ni le voyage ni l’exotisme de Cuba ne suffisent à dissiper son chagrin, à détourner ses pensées de son amant. Afin de garder un contact avec lui, aussi dérisoire et masochiste soit-il, Louise décide alors de lui écrire une série de lettres, comme on lance des bouteilles à la mer.
Depuis La Havane, New York, Venise, l’Orient Express et même Paris où s’achève son exil, naît une correspondance à une voix, implacablement honnête et poignante. S’y succèdent souvenirs des temps heureux, prémisses de la rupture, déchirement de l’abandon, désespoir de la solitude. Bientôt, l’évidence s’impose à Louise : la véritable destinataire de ces lettres n’est autre qu’elle-même. Tout au long de ce processus, se dessine alors la possibilité d’une guérison…
Je ne peux pas m'empêcher de vous faire partager quelques morceaux choisis qui m'ont beaucoup touchée.
Début du roman :
Clément,
J'ai décidé de t'écrire, plutôt que rien.
Plutôt que rester là, comme ça, dans le silence.
Que je te dise : je me suis honnêtement, sérieusement essayée au silence, je l'ai endossé comme on se glisse dans un vêtement, je m'y suis livrée comme on accepte une astreinte. je l'ai fait d'abord pour moi, ne t'y trompe pas, c'était un choix égoiste, même s'il m'a couté. En fait, j'ai pensé que celà me sauverait. Mais le rien-dire ne sauve rien, enfin disons que, moi, il ne m'a pas sauvée. je crois même qu'il m'a enfoncée un peu plus dans le chagrin. Pour être tout à fait honnête, il m'a dévastée parce qu'il est peuplé d'images, le silence, de souvenirs impossibles à chasser, telles ces mouches importunes qui tournent autour du visage, qu'on tente d'éloigner avec de grands mouvements de bras, et qui toujours reviennent. Et puis, dans le silence, on est sans défense : les assauts n'en sont que plus blessants.
Morceaux choisis :
"Il faut aimer les gens beaucoup pour les accepter tels qu'ils sont."
"Aimer, ce n'est pas s'installer une fois pour toutes au sommet de ses certitudes. C'est douter toujours, trembler toujours. Et puis, demeurer vigilant pour éviter que le poison mortel de l'habitude ne s'insinue et nous tue, ou pire : nous anesthésie."
"Aimer, ce n'est pas gagner à tous les coups. C'est prendre des risques, faire des paris incertains, connaître la frayeur de perdre sa mise pour mieux savourer le frisson de la doubler."
"Aimer, ce n'est pas emprunter des routes toutes tracées et balisées. C'est avancer en funambule au-dessus de précipices et savoir qu'il y a quelqu'un au bout qui dit d'une voix douce et calme : avance, continue d'avancer, n'aie pas peur, tu vas y arriver,"
"Tu sais cela, toi mieux que quiconque : ma fragilité devant l'irréparable, mon effroi devant l'inintelligible."
"Cependant, je n'abdique pas. Et, dans cette façon de persister, je distingue le signe que le sentiment amoureux ne s'est pas tout à fait enfui, on ne s'en débarasse pas comme cela, comme d'un vieux vêtement qu'on jugerait tout à coup démodé, importable, qui nous ferait honte."
"Ce sont les détails qui me crèvent le plus le coeur, ce sont les choses de presque rien, qui se produisent sans que je les prévoie, surviennent sans prévenir, surgissent dans mon quotidien, qui me mettent à terre."
"Allez, assez des mensonges, assez des minables arrangements avec la vérité ! Il y a ceci que j'ai fini par comprendre (ou plutôt par admettre tellement ça crevait les yeux) , une évidence qui n'est pas à mon honneur, une réalité médiocre et indiscutable : cette écriture supposée t'être destinée, être tournée uniquement vers toi, dédiée, réduite à toi seul, n'avoir d'autre objet que de t'atteindre, oui, cette écriture-là, censément dépouillée de toute volonté autre, n'est évidemment qu'un acte profondément égoïste. Je sais bien, et depuis le début, qu'elle n'est que pour moi, cette écriture, que j'en suis l'émettrice et la destinataire, qu'elle va de moi à moi. Peu importe qu'elle soit sinueuse, qu'elle emprunte des chemins détournés, elle revient à son point de départ ; s'est-elle même départie de son immobilité ? Mais n'est-ce pas là le lot de toute écriture ? On écrit jamais pour les autres, jamais. On écrit que pour soi. On prétend dialoguer mais tout n'est que soliloque."
D'autres ICI.
12:20 Publié dans Coup de coeur littéraire, Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Philippe Besson, Se Résoudre Aux Adieux
samedi, 16 décembre 2006
Arthur Golden - Geisha
A force de passer devant ce visage impressionnant à la Fnac, j'ai craqué. D'un autre côté, ça n'a rien d'étonnant au vu de la tonne de livres que j'ai englouti cette année, je n'ai plus la moindre résistance à la dépense, au grand désespoir de mon compte en banque. Offrez-moi de la lecture.
Geisha, on en a pas mal parlé au moment de la sortie du film. Je ne l'ai pas encore vu, personnellement, mais j'en ai l'intention. Je ne connais rien au Japon, aux Geishas ou à tout ce dont le livre parle. Qu'importe, car aucune culture n'est nécessaire. Le roman est tellement riche, documenté et bien écrit qu'on en apprend beaucoup sur cet univers sans se perdre dans des descriptions inutiles. On plonge dans le petit monde de Sayuri, sa vie, sa carrière et c'est incroyable. J'ai dévoré ce pavé d'une traite, curieuse, à chaque fois que je devais fermer mon livre, de ce qui allait se passer par la suite.
Il semblerait que le film n'en soit pas à la hauteur, mais je le verrai quand même, rien que pour me faire une idée visuelle de tous ces costumes et accoutrements de geishas. Quoi qu'il en soit, ce livre est formidable, je le conseille vivement ! Un homme a beau l'avoir rédigé, on est absolument convaincu par la vie de cette jeune japonaise !
12:40 Publié dans Coup de coeur littéraire, Livres | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Arthur Golden, Geisha
samedi, 21 octobre 2006
Bernard Werber - Le Souffle des Dieux
Résumé :
Un œil dans le ciel. Celui du grand Dieu qui observe les élèves dieux dans leur évolution ?
Parce qu’il résout l’énigme « C’est mieux que Dieu, c’est pire que le diable, les pauvres en ont, les riches en manquent et si tu en manges tu meurs. », Mickael Pinson accède au dieu de la montagne : Zeus. Il lui révèle qu’il s’est recrée à l’image de l’homme et que ce sont les hommes qui ont inventé les mythologies. Il s’est contenté de les incarner. Un secret connu de lui seul jusqu’à ce jour…
Zeus garantit à Mickael la survie de son peuple de dauphins s’il joue bien la deuxième manche du Jeu d’Y qui consiste à faire évoluer une communauté humaine.
La partie commencée dans Nous, les dieux continue donc en Aeden. Mais il y a peut-être encore une puissance au-dessus de Zeus…
19:38 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Bernard Werber, Le Souffle des Dieux
Virginie Despentes - Les Jolies Choses
Résumé :
Pauline et Claudine sont des soeurs jumelles que tout oppose : Pauline, rebelle, fidèle en amour, refuse le compromis. Fonceuse et paumée à la fois, un peu hardcore, un peu actrice, Claudine aime qu'on la désire. Pourtant quand Claudine se suicide, la soeur ennemie prend sa place. Elle s'enivre d'imposture, de succès et d'illusions.
19:35 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Virginie Despentes, Les Jolies Choses
samedi, 26 août 2006
Sophie Kinsella - L'Accro au Shopping à Manhattan
Deuxième tome des aventures de l'Accro au Shopping, je me suis laissée tentée par la suite après avoir finalement bien accroché au premier opus. Que dire ? On prend la même formule ? Oui, carrément ! La même héroine gaffeuse et attachante, de la surenchère dans ses déboires banquaire, et bien sûr, du shopping ! Ce coup-ci, Becky sévit à Manhattan, et même si tout est prévisible, on suit ses tribulations. Au fil des pages, on se dit que ce livre est quand même bien sympa et qu'il faudra acheter la suite (ce que j'ai déjà fait, par précaution). C'est plaisant, agréable à lire. De la "chik lit" comme on en voit tant, sauf que l'héroine a un vrai potentiel pour inspirer de l'affection, vu tous ses déboires !
Et puis, il faut dire que moi, ça me parle. Il semblerait que je sois accro au shopping culturel. Je devrais en faire un livre, vous croyez ? :)
Résumé :
Becky Bloomwood, la terreur des distributeurs toujours aussi folle de fringues, ne s’est guère assagie question finances. Mais à quoi bon être enfin devenue la journaliste financière la plus populaire d’Angleterre si l’on n’en profite pas un peu ? Heureusement, elle file le parfait amour avec le séduisant Luke, son fiancé. Même s’il travaille du matin au soir pour monter sa nouvelle agence de communication à… New York ! Le rêve pour toute accro du shopping qui se respecte !
Aux anges, Becky s’envole avec lui vers ce paradis de la consommation où elle se grise à l’envi de soldes, de marques et de boutiques. L’ivresse tourne à la gueule de bois quand Luke découvre, un beau matin, dans un tabloïd anglais, un cliché de Becky en pleine frénésie d’achats sur la Cinquième Avenue. Autant dire adieu à leur crédibilité et à tous leurs grands projets. Mais la coïncidence est fâcheuse et Becky est sceptique face au hasard…
21:10 Publié dans Coup de coeur littéraire, Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sophie Kinsella, L'Accro au Shopping à Manhattan
Marc Lévy - Où es-tu ?
On ne peut pas dire que Marc Lévy soit l'un de mes auteurs favoris. Pourtant, mine de rien, j'ai lu plusieurs de ses livres et je n'ai jamais été déçue. En fait, je crois que j'aime bien ce qu'il fait, même si je n'adhère pas spécialement à l'engouement médiatique autour de lui... On m'a conseillé celui-ci, parce que c'est une jolie histoire d'amour. Je suis donc allée l'acheter pour en juger par moi-même.
Le début est assez déconcertant, il a fallu que je relise les premières lignes pour bien comprendre. Ensuite, on découvre deux vies en parallèle et seules des lettres pour les lier. Comme une partie de tennis, on observe les deux héros. Puis une partie s'efface, on se concentre sur l'autre, et ce jusqu'à la fin. C'est prenant. La clé de l'histoire motive à finir ce livre rapidement. Pour comprendre.
Au final ? Un livre bien sympathique, une histoire plaisante et assez de rebondissements pour ne pas s'ennuyer. Tout s'accélère à la fin, les personnages sont sympathiques, mais peut-être un peu distants. Le tout est bien écrit. Ce n'est pas mon préféré mais je le conseille quand même !
Résumé :
Adolescents, ils se sont jurés de s'aimer pour toujours mais le destin va les séparer. Elle affrontera la violence des ouragans en Amérique centrale, tandis qu'il fera carrière à Manhattan. Philip avait promis à Susan que s'il lui arrivait quoique ce soit, il serait toujours là pour elle. Il ne pouvait savoir que cette promesse allait bouleverser sa vie.
17:25 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Marc Lévy, Où es-tu
vendredi, 04 août 2006
Justine Lévy - Rien de Grave
Il n'est pas aisé de se lancer dans cette lecture. Trop de ragots people entourent l'histoire. Mais après des mois à passer devant à la Fnac, je me suis laissée tenter au Virgin, ne supportant plus d'être narguée par la quatrième de couverture que je lisais presque à chaque fois, incapable de me décider à l'acheter.
Et là, le choc. Vraiment, je ne pensais pas aimer autant ce livre. Je dirais même plus, j'étais très sceptique. Le style d'écriture est très particulier, mais il est en parfaite harmonie avec les mots et la vie de l'héroine. Louise est fragile, c'est encore une enfant dans un corps de femme, elle est touchante, perdue, paumée, complétement à la masse dans une vie où elle se perd. Et cet amour qui la quitte, cet enfer qu'elle traverse en tombant dans sa dépendance aux amphétamines. Louise souffre, elle le sait, mais elle continue à avancer un peu, parfaitement consciente de son désespoir.
Louise s'exprime avec sa tête. Abimée par les médicaments et l'amour perdu, elle est perçue comme une petite fille et nous pousse de toute façon à la voir ainsi. Elle est pudique mais elle a le courage de tout dévoiler d'elle, son passé, ses faiblesses, ses drames, son manque de maturité. Elle ne s'en cache pas, même si parfois elle a honte de tout ça.
Esprit embrouillé, le livre est un peu décousu, pas dans le mauvais sens du terme, mais plutôt parce qu'il y a beaucoup de retours, qui expliquent son état, sa rupture, sa vie d'avant. Tout est cohérent, de la façon de parler à la mise en forme de l'histoire.
J'ai adoré, au delà de tout espoir, simplement parce que Louise est l'un des personnages les plus touchants que j'aie rencontré. Elle ne cache rien, elle dit tout au fil des pages, et on la comprend. Peut-être qu'elle est un peu bizarre, mais c'est ce qui fait tout le charme de ce livre.
Au final, on s'en moque que ça s'appuie sur la vie de Justine Lévy, que la méchante Paula responsable de la rupture soit inspirée largement de Carla Bruni. On a Louise, on ne voit qu'elle et on la suit dans tout ce travail sur elle pour tourner la page. Ne cherchez pas d'action, ce livre va bien plus loin. Et admirez la plume de Justine Lévy qui est absolument géniale et qui joue beaucoup dans cette histoire.
Une citation qui m'a marquée :
"La vie est un brouillon finalement. Chaque histoire est le brouillon de la prochaine, on rature, on rature, et quand c'est à peu près propre et sans coquilles, c'est fini, on n'a plus qu'à partir, c'est pour ça que la vie est longue. Rien de grave."
Quatrième de couverture :
" Tu t'attendais à quoi ? Je lui ai dit. Tu crois que ça va être facile de me quitter ? Tu crois que je vais te laisser faire comme ça ? J'ai lancé le cadre par terre, le verre s'est brisé mais comme c'était pas assez, j'ai bondi du lit et j'ai déchiré la photo, celle qu'il prétendait tant aimer, la photo de nous deux en mariés, beaux et légèrement ridicules, il y avait tant de monde qu'on ne connaissait pas à notre mariage qu'on est partis avant la fin. Il a eu l'air triste, plus de la photo déchirée que du fait de me quitter. Il a toujours été fou avec les photos. Parfois je me disais qu'il n'aimait les choses de la vie que pour les voir un jour en photo. Moi c'est le contraire, rien ne me fait plus peur qu'une photo de bonheur avec toute la quantité de malheur qu'elle promet, qu'elle contient, mais sans le dire, en cachant bien son jeu. Je ne savais pas encore que c'était la meilleure chose qui puisse m'arriver, qu'il me quitte. Comment j'aurais pu le savoir ? Il était toute ma vie, sans lui je n'existais pas. "
22:38 Publié dans Coup de coeur littéraire, Livres | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Justine Lévy, Rien de Grave



